Exposition aux Biotonomes

À l’occasion des Biotonomes, l’exposition sur les animaux aquatiques et leurs milieux sera présente au Biocoop de la Place Leclerc du 11 au 16 juin !
Le samedi 16 juin, de 14 à 19h, nous serons présent-es au magasin et proposerons discussions, documentation, ainsi qu’une dégustation d’alternatives aux produits animaux de la mer et autres douceurs 100% végétales, et 100% bio.
-> événement Facebook


[Loi alimentation] Nous étions présent-es samedi 26 mai à la manifestation Marée Populaire Bisontine, avec quelques pancartes à ce sujet. Hélas, les résultats des débats à l’Assemblée sont à voir dans cet article…
” (…) les associations se disent déçues du résultat : de nombreux amendements pour interdire la castration à vif des porcelets, le broyage des poussins mâles, les cages pour l’élevage des lapins ou encore la vente d’œufs de poule en batterie ont été rejetés. Pas de vidéosurveillance obligatoire dans les abattoirs non plus, alors même qu’il s’agissait d’un engagement d’Emmanuel Macron.”
https://www.franceinter.fr/societe/loi-alimentation-un-rendez-vous-manque
+ Avec humour grinçant dans le Moment Meurice :
https://www.youtube.com/watch?v=an4ceg0ZOwU
À noter la présence de André-Joseph Bouglione en invité de cette émission de France Inter. Il a renoncé à l’utilisation d’animaux dans son cirque et désormais il dénonce l’exploitation des animaux en général !
< une de ses interview >

Compte rendu – Journée mondiale pour la fin de la pêche

Nous étions une douzaine de militant-es à nous mobiliser à l’occasion de la deuxième édition de la Journée Mondiale pour la fin de la pêche initiée par PEA.

Pour le CABle, c’est la première fois que nous ciblons spécifiquement les poissons, les crustacés et les céphalopodes, et s’il est encore difficile de militer pour les droits des animaux terrestres, la lutte pour reconnaître aux animaux marins le droit à ne pas souffrir, à ne pas subir d’exploitation est encore plus ardue. Sans doute parce que nombre de personnes ne savent pas que depuis une dizaine d’années les études scientifiques démontrent que les poissons ressentent douleur, stress, angoisse et par conséquent sont eux aussi des êtres sensibles.

En effet, l’EFSA reconnaît la souffrance des poissons depuis un rapport commandé en 2004 sur les conditions d’abattage (p.155). C’est aussi le cas de l’Association Médicale Vétérinaire Américaine depuis 2013 au travers de son guide sur l’euthanasie (p. 67). Parmi les expert-es de la question, il n’y en a presque plus que deux qui persistent à nier la somme des preuves soutenant la sentience des poissons : Key et Rose. La dernière publication de Key en 2016 Les poissons ne ressentent pas la douleur a reçu une salve de réponses contestant ses arguments anthropomorphiques et l’omission d’études reproduites et respectant toutes les exigences méthodologiques.

Les poissons ont un système nerveux bien développé qui s’organise autour d’un cerveau divisé en plusieurs parties.” “La plupart des poissons possèdent des organes sensoriels très développés.” Article Wikipédia Anatomie des poissons
Les céphalopodes sont considérés comme les plus intelligents des invertébrés, ils ont des sens développés et un gros cerveau.” Article Wikipédia Cephalopoda
“Plusieurs des critères indiquant que des animaux non-humains peuvent ressentir la douleur sont validés par les expériences sur les crustacés. Ces critères incluent : un système nerveux et des récepteurs sensoriels appropriés, des récepteurs opioïdes et des réponses réduites aux stimuli nocifs lorsqu’on leur administre des analgésiques et des anesthésiques locaux, des changements physiologiques aux stimuli nocifs, des réactions motrices protectrices, faire preuve d’évitement en apprenant et en faisant des compromis entre l’évitement des stimuli nocifs et d’autres exigences de motivation.” Article Wikipédia Pain in crustaceans

La perception de la douleur chez les invertébrés est plus controversée car ils n’ont pas le cerveau des vertébrés, mais des données de recherche récentes confirment qu’il y a des changements de comportement en réponse à des événements potentiellement douloureux. Cette étude portera sur la perception de la douleur chez les espèces aquatiques, en se concentrant sur les poissons et certains groupes d’invertébrés afin d’interpréter comment les résultats de la recherche peuvent éclairer notre compréhension de la physiologie et de l’évolution de la douleur.Un article sur le livre Pain in aquatic animals de Lynne U. Sneddon (en anglais).

Les poissons ont-ils des états-d’âmes ?
https://www.inrees.com/articles/poissons-emotions-conscience-nature/

Le livret très complet Poissons. Le carnage. de Joan Dunayer et d’autres auteur-es lève le voile sur un monde très largement ignoré : ce que vivent les poissons, ce qu’ils éprouvent et ce qu’ils subissent de notre fait (pêches, élevages, aquariums, etc.).
Texte intégral disponible sur le site des éditions Tahin Party

De façon plus ludique, nous vous conseillons cette vidéo de Sébastien Moro sur les capacités des poissons : mémoire, apprentissage, individualités, relations sociales, transmission culturelle, douleur.

La controversée pêche de loisir : nous ne mettons pas en doute les actions bénéfiques que certains pêcheurs mettent en place, positives pour la protections des milieux naturels et pour que les espèces de poissons ne disparaissent pas. C’est un travail à saluer. Ceci dit, les intentions peuvent être bonnes, mais ne suffisent pas toujours à résoudre tous les questionnements sur un sujet. Par exemple, un poisson qui se fait prendre plusieurs fois est une preuve que les poissons ne meurent pas toujours en no-kill, mais il sera de toute façon apeuré, stressé d’être sorti de l’eau, blessé même légèrement, et surtout, d’autres poissons ne survivront pas à cette expérience.
Ensuite, il s’agit d’une question de morale pour peser les différents éléments en jeu : pour notre plaisir, avons-nous le droit de nuire à d’autres individus ?
> Article sur la pêche sportive sur animal-ethics.org <

C’est en apprenant à prendre en considération les intérêts des êtres qui nous paraissent éloignés, et en nous basant sur des données scientifiques que poissons, céphalopodes et crustacés ne seront plus considérés comme des marchandises quantifiables en tonnes mais bien comme des individus à part entière.

À bientôt pour une prochaine action !

> Reportage passé au JT de France 3 Région <
> Les panneaux informatifs <
< – – Article annonçant l’action dans l’Est Républicain

Actions ailleurs dans le monde
> Lausanne < happening, discours
> Genève < conférences, happening
> Melbourne, Australie < avec Peter Singer, de la danse, des vidéos
> Nice <
> Monptellier <
> Montevideo, Uruguay <
> Phoenix, USA <
> Modène, Italie <
Et bien d’autres !
-> https://www.facebook.com/findelapeche/
-> https://www.end-of-fishing.org/fr/

Textes de la marche de recueillement du 27/01/2018

Pendant la marche de recueillement contre l’exploitation animale que nous avons organisée en janvier, nous avons énoncé quelques textes. Les voici augmentés de divers liens, sources et informations.

Place de la Révolution
présentation de la marche

Ce n’est pas une coïncidence si nous nous réunissons ce soir sur cette place qui marquera aussi le début et la fin de notre marche, en cette 9è Journée mondiale pour l’abolition de la viande. Cette place existe depuis l’implantation de la ville elle-même, à l’époque où elle n’était qu’un bourg commerçant, c’était déjà la place de marché. On y a fait couler le sang des bêtes d’abord ici même, puis dans les boucheries qui ont donné le nom à la rue qui la longe.
Le sang des humains y a aussi coulé, lors d’exécutions publiques comme celle d’un certain Barthélemy Labourey qui donna pendant longtemps son nom à la place.

L’écrivain Milan Kundera disait : « La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute liberté et en toute pureté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l’humanité, ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c’est ici que s’est produite la plus grande déroute de l’homme, débâcle fondamentale dont toutes les autres découlent. ».

En 1904, on renomme l’endroit “place de la Révolution”. Cette révolution qui gravitait autour des droits fondamentaux de chaque individu, c’est aussi parfaitement ce qui nous anime à incarner les porte-parole des sans parole. Quelle cause aujourd’hui serait plus révolutionnaire que celle qui vise à affranchir plus d’un milliard d’êtres sensibles condamnés à mort tous les ans en France, sans même compter les animaux marins. Notre espèce s’adonne à des procédés de plus en plus insoutenables contre toutes les autres, quand dans le même temps nous détenons les moyens de couper court aux violences que l’on jugeait jusqu’alors nécessaires.

Nous sommes certes révolutionnaires mais pacifistes car le sang a déjà bien trop coulé, c’est pourquoi nous déambulerons dans le calme excepté quelques prises de parole. Nous ne prendrons personne à parti et en même temps nous nous adresserons à chacun et chacune, car nous avons tous une part de responsabilité dans ce que la société est aujourd’hui, dans ce qu’elle pourra devenir demain, et que réclamer justice pour les plus faibles ne peut porter ses fruits que si nous trouvons à rassembler.

Face au musée des beaux arts, j’aimerais finir par cette citation d’un artiste de renom :
L’homme est véritablement le roi de tous les animaux, car sa cruauté dépasse celle des animaux. Nous vivons de la mort des autres. Nous sommes des tombes marchantes.” disait Léonard de Vinci qui est devenu végétarien.

Rue Moncey : l’expérimentation

Nous sommes ici à proximité de deux pharmacies. Cette prise de parole aura pour sujet l’expérimentation animale.
Victor Hugo a été le premier président d’honneur de la Ligue antivivisectionniste française en 1883. Il déclare dans son discours inaugural : “La vivisection est un crime !”.
Qu’est-ce que la vivisection ? Ce terme veut dire « découper le vivant ». Elle fait partie des expérimentations scientifiques pratiquées sur les animaux. 12 millions d’animaux sont concernés chaque année dans l’Union Européenne, dont plus de 2 millions en France.

Elle regroupe des tests variés, qui peuvent être très douloureux pour les animaux.
Voici quelques exemples parmi tant d’autres :

  • des tests dermatologiques sur les yeux des lapins
  • des tests de toxicité où l’on augmente les doses jusqu’à provoquer la mort de la totalité d’un groupe de souris
  • des tests de médicaments où l’on utilise des chiens sélectionnés génétiquement pour développer une maladie proche de la mucoviscidose
  • des tests psychologiques : comme la nage forcée de rongeurs pour mesurer leur niveau de réponse à des antidépresseurs…

D’un coté, il y a des évolutions : officiellement depuis septembre 2016, les tests sur animaux sont interdits pour les produits cosmétiques vendus en Europe, avec quelques dérogations. Il existe des labels « Sans cruauté », qui assurent qu’aucun animal n’a été utilisé pour tester les produits concernés.

Par contre, concernant la recherche médicale, les évolutions sont bien plus lentes. Voici une citation du Dr Hassan Parvez, physiologiste et pharmacologue au CNRS :
“J’expérimente sur l’animal depuis plus de 30 ans, et c’est là tout mon problème. Nos recherches pourraient progresser plus vite si nous recevions de ceux qui nous dirigent les encouragements intellectuels et financiers nécessaires pour sortir du créneau rétrograde qui consiste à utiliser l’animal.”

Ainsi, certains membres de la communauté scientifique remettent en question l’expérimentation animale. Antidote Europe et Pro anima sont par exemple deux comités scientifiques français opposés à l’expérimentation animale. À travers leurs campagnes d’information ils soulignent des paradoxes : malgré les tests, des effets secondaires sur les humains peuvent rester imprévisibles. En témoignent les victimes humaines de médicaments testés avec succès sur les animaux, comme le Vioxx qui a causé la mort de 40 000 patient-es aux Etats-Unis. « Même quand les études animales suggèrent qu’un traitement sera efficace et sans danger, plus de 80 % des médicaments potentiels échouent quand on les teste sur les gens », reconnaît le chercheur américain Steve Perrin dans un article publié en mars 2014 par la revue scientifique « Nature ».
Pendant ce temps, d’autres substances rejetées pour leurs effets sur les animaux pourraient se révéler inoffensives sur l’humain, privant des malades de traitement.

Des méthodes alternatives existent et doivent être développées et généralisées ! La directive européenne des 3R : réduire, raffiner, remplacer est censée encadrer et réduire le nombre d’animaux expérimentés. Mais les enjeux économiques et l’inertie des habitudes freinent les changements.
Mettons en place une réelle directive des 3R :
Reconnaître que les animaux ne sont pas des modèles pour l’homme
Se Réconcilier avec les autres êtres sentients
Refuser la vivisection et l’exploitation animale.

Sources et infos :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_française_contre_la_vivisection
http://www.natura-sciences.com/environnement/experimentation-animale-europe745.html
https://www.consoglobe.com/tests-cosmetiques-sur-animaux-interdits-europe-cg
http://antidote-europe.org/experimentation-animale-10-mensonges/
http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/vioxx-le-reveil-d-un-scandale-01-04-2016-5677117.php
http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Experimentation-animale-une-barbarie-injustifiee-animaux-cobayes-749126
http://www.proanima.fr/les-alternatives/les-avancees-et-les-alternatives/
http://ccea.fr/nos-campagnes/experimentation-animale/liste-produits-non-testes-animaux/
Courte vidéo explicative : https://www.youtube.com/watch?v=TL7xt00IbvM
Livre récent : http://www.animaldelaboratoire.com/

Rue Bersot : l’alimentation

Nous sommes au milieu de la rue Bersot, connue à Besançon comme la rue des restaurants. Je vais donc vous proposer quelques réflexions sur l’utilisation des animaux dans notre alimentation. Commençons par une citation :
« Les pays pauvres vendent leurs céréales à l’Ouest, tandis que leurs propres enfants meurent de faim. Et nous en nourrissons le bétail. Tout ça afin de manger un steak ? Suis-je le seul à voir cela comme un crime ? Chaque morceau de viande que nous mangeons est une gifle au visage d’un enfant affamé. »
Philip Wollen, ex-vice président de la Citizen Bank, devenu activiste.

Un exemple pour illustrer cette citation : quasiment la moitié des protéines végétales consommées par les élevages français sont importées d’Amérique du Sud. Les données suivantes appuient ce phénomène : les produits animaux ont un coût élevé en eau et en ressources alimentaires, par exemple : il faut 15 000 litres d’eau pour produire 1 kg de viande de bœuf contre seulement 600 litres pour produire 1kg de pommes de terre ou de blé. Il faut produire 7 kg de protéine végétale pour produire 1kg de protéine de viande bovine, 6kg pour les poulets et les cochons. Enfin, 70 % des surfaces agricoles mondiales sont accaparées comme pâtures ou pour produire les fourrages nécessaires à l’élevage.
Ce n’est pas mieux niveau écologique : L’élevage est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre soit davantage que tous les modes de transports réunis. 80 % de la déforestation en Amazonie y est directement liée.

Parlons maintenant des animaux. Avec l’avancée des sciences, notamment l’éthologie, de nombreuses espèces animales ont été reconnues sentientes (à la fois sensibles et conscientes), ce qui justifie des changements dans les interactions que nous avons avec elles.
Les moutons peuvent reconnaître 50 à 100 de leurs congénères ainsi que des visages humains.
Les poissons peuvent apprendre, et retenir des informations concernant leur environnement. Adieu le mythe de la « mémoire de poisson rouge ».
Les poules ont des comportements sociaux complexes, éduquent leurs poussins qui sont capables de compter dès leur premier jour.

Tradition, habitude, intérêts économiques, plaisir personnel… Ces raisons ne sont pas suffisantes pour ne pas entreprendre des changements. Nous ne pouvons plus faire comme si nous ne savions pas qu’une vache ou un cochon est aussi sensible et conscient qu’un chat ou un chien. Leur rendre justice, c’est ne plus les exploiter.

Il est vrai que ne pas manger de « produits » animaux demande quelques efforts d’adaptation. Ceci étant dit, des alternatives existent et se multiplient ! Alternatives végétales dans les magasins, sites de recettes véganes, et même plusieurs restaurants végétariens et végé-friendly à Besançon !

Je finirai cette intervention par une citation :
“…nous, civilisés, nous qui vivons sur une terre cultivée, riche, abondante, nous n’avons aucune raison de tuer pour manger” disait déjà le grec Plutarque au siècle premier.

Sources et infos :
Discours de Philip Wollen : https://www.youtube.com/watch?v=NMo8AwXO1p0&list=PLmjrS3lIqehQJib5UbFyac27qYTx5rtFe&index=9
https://www.viande.info/
https://www.planetoscope.com/elevage-viande/1172-nombre-d-animaux-tues-pour-fournir-de-la-viande-dans-le-monde.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sentience
http://www.lepoint.fr/science/l-intelligence-des-animaux-d-elevage-5-le-mouton-01-03-2017-2108428_25.php
Ethologie : https://www.youtube.com/channel/UC2EYhsS52ykT6sQH5FXoY7g/videos
https://vegan-pratique.fr/
https://le-cable.info/recettes-dietetique-et-restau-vg/
http://www.cahiers-antispecistes.org/sur-manger-la-chair-traite-sur-les-animauxde-plutarque/

Place Victor Hugo : le divertissement

Nous nous trouvons au bas de la rue qui monte à la Citadelle. Entre 60 000 et 100 000 animaux sont détenus dans les zoos ou assimilés existant en France. Dont 500 à la Citadelle de Besançon.

Selon un rapport de 2011 portant sur 25 zoos européens choisis au hasard, seulement 16 % des espèces animales étaient inscrites dans un programme européen d’élevage des espèces en danger d’extinction ou de surveillance. Alors qu’un des arguments qui justifierait l’existence des zoos est justement leur rôle dans la sauvegarde des espèces…

Entre 3000 et 5000 animaux sont euthanasiés chaque année dans les zoos européens, pour éviter les conséquences débilitantes de la consanguinité en captivité. Vouloir sauvegarder une espèce au prix de la vie des individus qui la composent, n’est-ce pas démontrer à quel point nous ne considérons pas les droits de chaque animal, mais que nous nous soucions seulement de collectionner les espèces pour notre propre plaisir ?

Nos intérêts et notre plaisir priment aussi dans d’autres formes de divertissement qui utilisent les animaux :

  • les cirques où les cages sont encore plus petites et où le dressage et la captivité rendent fou
  • les corridas où la souffrance et la mort se donnent artificiellement en spectacle
  • les courses où la durée de vie des animaux est indexée sur leurs performances
  • la chasse, loisir qui collectionne les abus légaux et illégaux, là encore sous des prétextes fallacieux comme la régulation des espèces
  • la sélection d’espèces d’animaux de compagnie qui entraînent trop souvent problèmes de santé, avec l’idée que l’animal n’est qu’une marchandise… Nous nous opposons d’ailleurs au “Salon du Chiot” qui a lieu en ce moment à Micropolis. Une action aura lieu contre ce salon devant Micropolis demain dimanche à 13h30 à l’initiative d’Humanimo et de militants indépendants.

Apprenons à cohabiter avec eux sans que ce soit à leurs dépens ! En changeant notre regard sur les autres animaux, nous aurions beaucoup à gagner et à découvrir, développant notre empathie et notre bienveillance.

Qui aimerait se faire encager sa vie durant pour un regard émerveillé de temps en temps
Qui aimerait se faire voler sa vie entière contre un regard souvent indifférent ?
À quand la fin des Zooutrages aux animaux ?

Concluons sur ce thème avec Boris Cyrulnik (neuro-psychiatre français)
Le jour où les humains comprendront qu’une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires…”

Sources et infos :
http://www.zoo-de-france.com/content/en-chiffres
https://www.nouvelobs.com/planete/20140227.OBS7952/3-000-a-5-000-animaux-euthanasies-chaque-annee-dans-les-zoos-d-europe.html
http://www.cirques-de-france.fr/
http://www.anticorrida.com/corrida/le-spectacle/
Les chevaux de courses, sous-titrage FR dispo : https://www.youtube.com/watch?v=r6Rr7LJ-mxM
https://www.aspas-nature.org/campagnes/contre-les-derives-de-la-chasse/
https://www.20minutes.fr/planete/1976503-20161208-victimes-mode-chiens-race-malades-physique

Rue nodier, préfecture : les droits

Nous sommes ici devant un tribunal, celui qui a entre ses mains le sort des animaux d’élevage de tout le département. Ce tribunal a récemment statué que sur le troupeau de 200 vaches maltraitées à St Vit, seulement 60 pourraient être sauvées de l’abattoir par les associations. Ce tribunal a récemment statué que l’élevage de visons d’Emagny ne pourrait pas s’agrandir. En tant qu’autorité responsable de millions d’être sensibles, nous l’interpellons pour que leurs droits scellés dans la loi soient respectés.

Mais que fait la loi pour les animaux ? Depuis 1791 les lois se succèdent pour établir les limites de ce que les humains peuvent leur infliger. D’abord pour protéger leurs propriétaires mais aussi la sensibilité du public comme en 1850 où l’on interdit de battre un cheval au milieu des passants. Il faut attendre 1963 pour que les actes de cruauté soient réprimés, et enfin 76 pour définir que “Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce”.

Depuis 40 ans où en est-on ? l’animal est passé du bien meuble au bien corporel dans le code civil en 2015, espérons que les concernés seront reconnaissants pour ce geste symbolique et oublieront que leurs conditions de vie, intensives, hors-sol, les conditions de transport, de mise à mort entrent en conflit systématiquement avec ce fameux article L214 de la loi de 1976. Les lois sont censées représenter ce qui sépare nos civilisations du monde sauvage, ne serait-ce pas qu’une fable si elles ne sont édictées que pour nous donner bonne conscience ?

L’activiste Brigid Brophy voyait les choses ainsi : “Chaque fois que les gens disent : Nous ne devons pas être sentimentaux, cela signifie qu’ils sont sur le point de faire quelque chose de cruel. Et s’ils ajoutent : Nous devons être réalistes, ils veulent dire qu’ils vont en faire de l’argent. Ces slogans ont une longue histoire. Ils furent utilisés pour justifier les commerçants d’esclaves, les industriels impitoyables (…) On les a maintenant passés, comme un héritage, aux fermiers d’usine.”

Sources et infos :
http://www.fondationbrigittebardot.fr/s-informer/animaux-de-ferme/elevage/actualites/2017-12-vaches-stvit-cp-BB
http://emagny-elevage-visons.fr/demande-18200-visons-2017-cours/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Droits_des_animaux
http://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/8451-statut-juridique-les-animaux-reconnus-definitivement-comme-des-etres-sensibles-dans-le-code/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Spécisme

Place Pasteur : l’habillement

La mode est OUt quand la torture est In !
Autrement dit, peut-on parler de mode lorsqu’elle implique la torture d’animaux ?
Nous nous arrêtons ici à proximité de magasins de vêtements, chaussures, accessoires…

Parmi les différents matériaux utilisés dans leur fabrication, on peut trouver de la fourrure animale. 180 000 visons sont élevés en France pour leur fourrure, sur une vingtaine de sites seulement. L’élevage se fait en cages de batterie de dimensions réduites et souvent nues. Le bien-être des visons en cages est sévèrement compromis.
Un élevage de visons se trouve à Emagny, à 20km d’ici. De nombreuses actions en justice ont été menées contre cet élevage jusqu’à la récente interdiction d’agrandissement. La préfète de Haute
Saône rendra bientôt sa décision concernant l’agrandissement de 2000 à 7700 visons d’un élevage installé à Montarlot les Rioz. Il est encore temps de se mobiliser aux côtés de l’association Combactive. [MAJ : hélas, l’agrandissement a été accepté…]

Si les visons sont les plus nombreux à être victimes de la mode ce ne sont pas les seuls :
– on élève aussi en France des lapins, des chinchillas, des ragondins
– les pays scandinaves, l’Amérique du Nord, la Chine exportent le chien viverrin, le renard, le putois, la zibeline…
La plupart sont issus d’élevages, dans des conditions de détention déplorables, subissant des mises à mort insoutenables par gazage ou électrocution anale. Ces élevages causent également des nuisances terribles sur le voisinage et l’environnement. Les fourrures animales ont un impact écologique
10x supérieures à leurs alternatives.
Le piégeage existe toujours dans certains pays et cause des millions de victimes chaque année. Pour un animal recherché, il y a jusqu’à 10 victimes collatérales, et tous peuvent agoniser des jours sinon des semaines dans leur piège, se ronger leur patte.

Certains pays ont déjà pris position contre l’industrie de la fourrure comme l’Autriche, la Croatie, le Danemark, la Grande-Bretagne, Les Pays-Bas, la Suisse, La Slovénie, La Suède. Qu’est-ce qui nous empêche d’en faire autant quand une mode sans produits animaux se développe à grande échelle ? Si la fourrure est l’abus le plus emblématique, beaucoup de vêtements contiennent des composants d’origine animale :

– le cuir, dont la fabrication nécessite des produits chimiques dangereux pour les travailleurs et l’environnement (notamment au Bangladesh) ;
– la laine, qui implique le mulesing dans certaines régions comme l’Australie, technique chirurgicale d’ablation à vif d’une partie de la peau périanale des moutons ;
les plumes d’oies et de canard, servant à rembourrer doudounes et oreillers, viennent à 80% de Chine où le plumage à vif est le standard.

Ajoutons, la soie, l’angora, le cachemire, le mohair, le karakul, l’alpaga, le feutre… Autant de “matières” qui n’existent que par la souffrance et la mort d’êtres sentients, alors qu’il existe une variété de fibres végétales et de matières synthétiques.

Sources et infos :
https://dailygeekshow.com/fourrure-torture-chiffres/
http://emagny-elevage-visons.fr/elevage-de-visons-montarlot-rioz/
http://www.gaia.be/fr/actualite/vraie-fourrure-bien-plus-nocive-pour-lenvironnement-que-fausse
http://www.fourrure-torture.com/
https://minuitsurterre.com/5-raisons-de-ne-pas-porter-de-cuir/
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/bangladesh-le-cout-humain-et-environnemental-du-cuir-a-bas-prix_13363
Laine : http://defenseanimale.com/le-mulesing-un-procede-douloureux-inflige-aux-moutons-australiens/
Plumes : http://action.petafrance.com/ea-action/action?ea.client.id=45&ea.campaign.id=51468
http://www.nature-obsession.fr/consommation/le-pinatex-un-cuir-base-de-fibres-dananas-pour-remplacer-le-cuir-animal.html
http://vieenvegan.fr/mode/

Recette du flapjack

Parce que la cuisine anglaise n’est pas toujours douteuse… 😉 Voici une recette anglo-vegan toute facile et très gourmande : celle du flapjack.

flapIngrédients :

125g de flocons d’avoine (petits)
70g de margarine (non allégée, c’est mieux pour la texture)
40g de sucre
2 cuillères à soupe de sirop d’agave (sirop de sucre roux dans la version originale)
2 carrés de chocolat noir (en option)

Faire fondre la margarine dans une casserole, incorporer le sucre, puis l’avoine et le sirop d’agave. La texture doit être humide mais pas trop collante. Placer la “pâte” dans un plat de taille adaptée : le but va être de presser la pâte afin qu’elle soit bien compacte (j’ai utilisé le couvercle de la boîte de margarine pour presser^^). Placer les deux carrés de chocolat sur le dessus.

Cuire au four à 180° pendant environ 15 minutes, à ajuster en fonction du four ; la texture finale doit être molle sans être trop friable… Tartiner les carrés de chocolat pour un gourmand chocolate topping :). Laisser refroidir avant de déguster.
Variations : avec des fruits secs, de la noix de coco, un topping au caramel…

Deux actions contre les cirques avec animaux

23 pays ont banni les cirques utilisant des animaux, dont la Belgique, la Finlande, l’Inde, le Mexique…

En France, certaines villes ont fait de même, comme par exemple Ajaccio, Chartres et Orgelet (en Franche-Comté).

Hélas, Besançon et Belfort n’ont pas (encore) fait ce choix… Le cirque Pinder était récemment de passage dans ces deux villes.

Mardi 14 juin, nous nous sommes rendu-es à  Micropolis pour distribuer des tracts d’information aux spectateur-es :

Nous espérons que ces renseignements donneront à réfléchir. Ce fut le cas pour au moins deux personnes, qui sont ressorties sans avoir assisté au “spectacle” – une belle surprise !

Samedi 18 juin, nous avons rejoint les rangs de l’association Défense Animale Belfort. Nous étions une quarantaine devant l’entrée du cirque, avec moultes panneaux et tracts d’information.

Pinder-Jean-Richard-1971-mag

Pour en revenir aux faits, la campagne Cirques de France de Code Animal rassemble de nombreuses informations sur le sujet, dont voici des extraits :

“Les animaux sociaux, comme les éléphants et la plupart des herbivores, sont astreints à vivre en solitaire, tandis que les animaux solitaires comme les tigres doivent composer avec une vie de groupe.”

La satisfaction de certains comportements naturels est impossible : explorer, gratter le sol, courir…

“Les stéréotypies sont définies comme des séquences comportementales incongrues, répétitives et sans signal d’arrêt. Balancement, aller-retours…”
Autres comportements inquiétants : apathie, agressivité, auto-mutilations…

“La relation dresseur-animal peut évoquer le fameux syndrome de Stockholm – des animaux psychiquement si fragilisés reportent sur leur dresseur les interactions qu’ils ne peuvent pas avoir avec leurs congénères.”

“Le dressage repose sur une technique diaboliquement simple et efficace : la douleur infligée par le dresseur en cas de refus de l’animal doit être plus intense que la douleur ressentie par celui-ci lors des numéros qui l’avilissent. Un éléphant ne se mettrait pas assis de lui-même, un tigre craint le feu… “

“La détention est autorisée en France sous réserve d’obtention d’une autorisation administrative dénommée “Certificat de capacité”. Un système aussi vide de réflexions éthologiques ne saurait évidemment fonctionner correctement ; ainsi, nombreux sont les circassiens qui détiennent des animaux, dont certains dangereux, sans cette autorisation administrative.”

Galette customisée

Vous êtes fan d’amande, végétalien-ne,  et voulez faire un dessert qui en impose, le tout en ne cuisinant qu’une demi-heure à peine ?
Cette recette est pour vous !
super galette2Ingrédients :
2 pâtes feuilletées
220g de poudre d’amande
90g de sucre de canne
75g de margarine réchauffée
20g de fécule de maïs
3càs d’amaretto ou 1càc d’extrait d’amande
3càs de crème d’avoine
1 pincée de sel
50g de chocolat noir émietté (optionnel)
1 sachet de sucre vanillé (optionnel)
Pour la dorure :
1càs de crème d’avoine
1càs de sucre glace
2càs de sirop d’agave (optionnel)

Préparation :
Température du four : 200°.
Mélanger tous les ingrédients de la garniture sauf le chocolat jusqu’à obtenir une pâte souple et granuleuse.

Dérouler une pâte dans un grand plat à tarte. La piquer à la fourchette. La faire cuire à blanc pendant 5 min. Y répartir la garniture, puis le chocolat.

Poser la seconde pâte sur l’ensemble, joindre les bords. Badigeonner généreusement avec le mélange à dorer. Cuisson : environ 20 minutes.

Table de presse/tractage samedi 13 février

Toutes nos excuses pour les personnes potentiellement intéressé-e-s, mais nous sommes contraint-e-s d’annuler l’action de ce samedi pour cause de pluie. Ce n’est que partie remise.

Ce samedi 13 février, à 15h, n’hésitez pas à venir nous rejoindre place du 8 septembre pour nous aider et/ou discuter autour d’une table d’information, ainsi que pour tracter sur le sujet de l’abolition de la viande, et, par extension, l’égalité animale. Boissons chaudes seront au rendez-vous. A samedi !
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Compte-rendu de l’action du 25 novembre 2015

Mercredi 25 novembre se tenait la journée mondiale contre le foie gras. À cette occasion nous nous sommes rendus place du 8 septembre pour y distribuer des tracts rappelant les cruelles réalités de la production de foie gras.

Nous avions également installé une petite table d’informations, pour permettre de développer les débats engagés lors du tractage, et proposer brochures, recettes et pétitions.
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Notre présence fut plus courte que lors d’autres actions, la pluie et le froid n’incitant guère les passants à prendre le temps de discuter avec nous, mais nous sommes néanmoins satisfaits d’avoir opéré cette petite piqûre de rappel à l’approche des fêtes.

Journée mondiale pour la fin du spécisme – compte-rendu

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En voilà un week-end qui booste le moral des militant-es ! Après une jolie (et tortueuse) balade dans le Jura, quatre membres du CABle se retrouvent dans le tramway genevois avec comme première très agréable surprise : la marche est annoncée sur les écrans des tramway ! Une fois installé-es dans notre chez nous temporaire, direction le premier rendez-vous militant du week-end …

Pour rappel, l’événement a été organisé par l’association PEA : Pour l’Égalité Animale.

Le programme :

21 août

21h – Conférence “Le spécisme, qu’est-ce donc?!” Salle Multatuli (rue de Montbrillant 16, derrière la Buvette de l’Ilôt 13)

22 août

13h30 – Rendez-vous place de la Navigation

16h – Fin de la marche à Plainpalais

16h-16h30 – Discours

13h-18h30 – Village associatif à Plainpalais (stands d’information)

19h – Conférence et discussion “Lutter contre le spécisme: un enjeu crucial pour le XXIe siècle.” Salle Multatuli, rue de Montbrillant 16 (derrière la Buvette de l’Ilôt 13)

23 août

11h-16h – Débats et partages autour du thème “Comment lutter contre le spécisme et pour l’égalité animale?” Salle Multatuli (rue de Montbrillant 16, derrière la Buvette de l’Ilôt 13)

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Action pour la JMAL

Ce mercredi 22 avril, nous étions 6 militant-es à avoir installé une table d’information et à avoir diffusé des tracts sur l’expérimentation animale, de 15h à 18h place du 8 Septembre. Petite vidéo sur cette action.
Ceci à l’occasion de la Journée Mondiale des Animaux dans les Laboratoires. Nous voulions sensibiliser le public à l’utilisation massive d’animaux malgré l’inutilité et la cruauté de ces expérimentations.

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Nous avions différents tracts présentant des méthodes substitutives, des listes de produits non-testés, ainsi que des informations plus générales sur l’antispécisme. Nous avons constaté que globalement la vivisection reste un sujet méconnu du public : nombreux sont celleux qui croient l’expérimentation animale nécessaire et inévitable, alors que de plus en plus de scientifiques se mobilisent pour son abolition – des exemples : Antidote Europe, Pro Anima et Ethicscience. Il reste donc un gros travail d’information à accomplir, même si nous avons déjà reçu des échos favorables.