SMAV 2013

« Les Semaines Mondiales d’actions pour l’Abolition de la Viande (SMAV) ont pour but d’introduire dans le débat politique et citoyen la question de l’abolition de la production et de la consommation de la chair d’êtres sentients.
Six millions d’animaux terrestres sont tués dans le monde toutes les heures pour être transformés en nourriture. Le nombre d’animaux aquatiques tués est plus élevé encore. La consommation de viande cause plus de souffrances et de morts qu’aucune autre activité humaine alors qu’elle n’est en rien nécessaire.
 »

Mercredi 23 janvier 2013, Place du 8 Septembre, nous avons participé à la SMAV en installant une table d’informations et en proposant des tracts aux passants.
Bon nombre de personnes conscientes de la gravité de la situation sont passées discuter avec nous. 

Certain.e.s déploraient l’existence de l’élevage industriel, d’autres exprimaient leur désir mais leur incapacité à arrêter de manger de la viande, quelques autres étaient eux-mêmes militants. En plus de nombreux tracts d’informations (sur la SMAV, le végétaR/Lisme, notre rapport aux animaux, la fourrure, le foie-gras, la Veggie Pride…), nous avions également disposés des pétitions (contre les poules et les lapins en élevage de batterie, contre la fourrure) sur la table.

La SMAV  en images…

 

Les bovins pour la viande

La viande de bœuf peut avoir deux origines principales :

  • issue de l’activité laitière, les femelles ayant fini leurs « carrières » sont alors destinées à la boucherie.
  • l’élevage de bovins pour la viande elle-même, qui est également fort répandue.

En 2002, la production de viande bovine représentait 25,2 % de la production mondiale de viande, soit 61 millions de tonnes équivalent carcasse, ce qui fait de la viande bovine la troisième en termes de volumes produits après le porc et la volaille.

En France, l’appellation « viande de bœuf » inclut les viandes de tous les gros bovins : vache, taureau, bœuf, taurillon ou génisse. C’est le plus souvent de la viande de vaches de réforme ou de taurillons qui est consommé en France.

  • Le taurillon : mâle non castré engraissé jusqu’à 18 mois et abattu. On lui compte pour ses 600 kg sur la balance, environ 370 kg de « carcasse »*. Ce poids en « carcasse » montre la quantité susceptible d’être récupérée du corps mort de l’animal pour être vendue. Un taurillon abattu plus âgé de 22 à 24 mois (maximum) fera un plus grand profit : pour 750 kg, 450 kg de « carcasse »…
  • Le bœuf : mâle castré vers 10 mois et abattu à 30 mois.
  • La vache de réforme : femelle issue de l’industrie laitière qui, dès son arrivée à un âge entre 3 et 8 ans, est engraissée pour être abattue lorsqu’elle atteindra le poids d’environ 400 kg de « carcasse ».
  • La génisse : femelle, souvent issue de croisements, elle est élevée au pâturage jusqu’à fournir ses 350 kg de « carcasse », son poids étant alors de 600 kg et son âge d’à peine 2 ans ou 2 ans et demie.
  • Le veau : jeune bovin abattu de 3 à 4 mois, dès ses 200 kg atteints, pour en tirer la moitié de poids « carcasse ».

* Chiffre (pour une Salers) à modifier en fonction de la race de la vache.

Leur vie :
Pour les mâles, leur vie est trop courte (jusqu’à 30 mois environ) pour qu’on leur manifeste un grand intérêt : ce sont les élevages intensifs qui les concernent. Ils ont un parcours plus ou moins identique au veau puis en fonction du producteur (naisseur ou engraisseur) il est conservé et engraissé sur place ou envoyé comme broutard* en Italie ou en Espagne par exemple.
*Jeune bovin envoyé en pâturage qui sera abattu vers 9 à 12 mois.
La plupart sont engraissés sur place dans des enclos ou des grandes étables (les stabulations).

Les femelles, elles, qui ont suivi la filière « vaches laitières », pour y revenir avec un autre nom « vaches de réforme » et n’étant plus en état de vêler et d’être tirée au pis, sont engraissées, rapidement, la plupart en stabulation.

Ce que nous pouvons faire au quotidien :

  • se sensibiliser au sort des bovins
  • ne plus acheter de viande de bœuf (vache, taurillon, bœuf, veau, génisse)
  • expliquer à son entourage les conditions de leur exploitation
  • faire appui auprès de vos élus pour des meilleures conditions d’élevage, une publicité pour une moindre consommation ou pour l’abolition de la viande.

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Les veaux

Le veau est un jeune bovin. Ce terme désigne aussi la viande issue de cet animal et vendue dans les boucheries ou à la ferme par les éleveurs ainsi que sa peau transformée en cuir.

En général, le veau est séparé de sa mère dès sa naissance. Les deux meuglent pendant plusieurs jours suite à leur séparation. En temps (qui devrait être) « normal », le veau peut têter jusqu’à 16 fois par jour le pis de sa mère.

Dans une entreprise où les veaux sont conservés et non abattus à la naissance, le mâle pourra être conservé pour quelques semaines en élevage intensif, la femelle est généralement gardée pour être reproductrice. Écornée avec un objet à 400 °C sur le peu de cartilage de la corne en devenir, elle sera inséminée vers l’âge d’un an pour mettre à bas un an plus tard environ. Cycle qui continuera jusqu’à la fin de sa courte vie. Cf Les vaches laitières.

En élevage intensif, le veau est nourri volontairement sans tous les apports nécessaires à sa santé (sans fer, ou d’autre substance, pour obtenir une chair blanche). Ainsi anémié, il est maintenu dans des boxes si étroits qu’il ne peut ni se retourner ni se lécher ni se coucher à l’aise pendant au moins huit semaines. Enfin certains sont carrément enchaînés ou ont la tête coincée entre deux barreaux.

Pour les conserver en vie le plus longtemps possible, jusqu’à l’abattoir, on lui administre des fortes doses d’antibiotiques car il est sujet, comme sa mère la vache laitière, à des troubles chroniques du virus de la diarrhée bovine (BVD) mais aussi de cécité et de pneumonies.

Le veau destiné à la viande est envoyé à l’engraissage (sur place ou ailleurs). Cf Les bovins pour la viande.

Ce que nous pouvons faire au quotidien :

  • ne plus acheter de viande de veau
  • ne plus acheter de produits laitiers en raison du rôle de l’industrie laitière dans la production du veau.
  • expliquer à notre entourage et commerçants les raisons de supprimer cet aliment de leur menu.
  • inciter les élus à passer des lois pour interdire les cages à veaux (ou aussi abolir la viande).

Liens internet :
http://pmaf.org/s-informer/nos-campagnes/veaux.html
http://blog.l214.com/2009/04/10/temoignage-de-deux-ans-en-bts-productions-animales
http://www.ass-ahimsa.net/ferme1.html

Des images ici :
liens à venir

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Les vaches laitières

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Une vache pourrait vivre une bonne vingtaine d’années. Or les exploitations intenses qu’elles subissent (enfermement, inséminations et gestations à répétition, tireuses à lait) font que leur durée de vie est souvent de 3 à 7 ans. Elles sont alors emmenées à l’abattoir.

Elle a sa première insémination à 1 an, elle met bas à 2 ans, elle est à nouveau fécondée 3 mois après chaque vêlage (par insémination artificielle dans 65 à 75 % des cas) ; elle est ensuite maintenue en lactation 7 mois minimum par an et l’éleveur continue à la traire même pendant sa grossesse. Vers 5 ans environ, elle est abattue pour cause de stérilité ou de mauvais rendements. Ainsi, en France, 70 % de la viande bovine provient des vaches laitières.

Lien internet : xxxx

+ Région : La Montbéliarde et le Comté
En Franche-Comté, même si l’ensilage n’est pas toléré pour le comté et même si l’élevage en stabulation est prohibé, ce n’est pas pour autant que les vaches laitières finissent mieux leur vie d’exploitation… Et pourquoi ça ? la réponse est ici !

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Le miel

Le miel est une substance sucrée produite par les abeilles, qui est une réserve de nourriture pour les périodes hivernales, qu’elles stockent dans leur ruche.
L’apiculture est l’élevage d’abeilles pour produire miel, mais aussi pollen, cire, gelée royale et propolis.Certains apiculteurs vont prélever TOUT le miel de la ruche… D’autres ne vont en prélever qu’une partie afin que les abeilles puissent se nourrir correctement.
Pour qu’elles survivent en hiver, le miel prélevé est remplacé par un liquide sucré (moins riche).

Pour produire 500 g de miel, les abeilles doivent effectuer plus de
17 000 voyages, visiter 8 700 000 fleurs, le tout représentant
7 000 heures de travail !!! … Pour, au final, ne pas jouir de ce travail acharné.

Les abeilles se nourrissent où elles veulent : un miel ne peut donc pas être 100 % BIO
(bien que les abeilles fuient généralement les pesticides !)

Avant l’hiver, certains producteurs brûlent leurs ruches par question d’économie mais cette pratique ne se fait pas en France.

« Lorsque l’abeille disparaîtra, il ne restera plus que 4 ans à vivre à l’homme. » Albert Einstein

Le lait, fromage, crème, beurre, yaourts…

Ce qu’on appelle « produits laitiers » sont le lait et tous les aliments provenant de la transformation du lait.

(D’où provient le lait ? Cf Les vaches laitières)

L’être humain est le seul mammifère à boire le lait d’autres animaux et le seul aussi à continuer d’en boire tout au long de sa vie.

Le lait de vache contient 3 fois plus de protéines et 2 fois plus de graisses que le lait maternel.

La digestion du lait de vache est très difficile pour 2/3 de la population mondiale, dûe au lactose et à la caséine.

Indications de consommation deau :

Pour produire 1 kg de bœuf il faut 13 500 litres d’eau.

Pour produire 1 litre de lait il faut 840 litres d’eau .

Pour produire 1 litre de lait de soja il faut 150 litres d’eau.

Pour produire 1 kilo de pommes il n’en faut que 50 litres.

Le lobbying laitier ressasse sans arrêt que le lait est essentiel pour une bonne santé :

– Le calcium :

Rappel : le calcium issu du lait de vache provient de sa nourriture, c’est-à-dire de l’herbe, qui est un végétal ! Il est donc logique de retrouver du calcium dans beaucoup de végétaux : pommes, poires, agrumes, soja, légumes verts, graines, fruits secs…

– La vitamine D :

Une exposition au soleil de 15 minutes (même si le ciel est nuageux) suffit à une bonne absorption du calcium.

Des études sur l’ostéoporose (déminéralisation des os) ont prouvées que plus nous consommons de protéines animales, moins le calcium se fixe : boire du lait n’est donc pas la solution pour lutter contre cette maladie, c’est même l’une des causes de cette dernière !!!

+ d’infos

De plus, tous les antibiotiques, hormones et la nourriture OGM que consomment les vaches finissent dans le lait que nous buvons !

Pour ce qui est des fromages, tous ne sont même pas végétariens puisque certains sont fait à base de présure (qui provient de l’estomac de veaux abattus)…

+ d’infos

Les œufs

En dehors du problème d’éthique dû aux conditions d’élevage des poules pondeuses (cf Les poules pour les oeufs), les œufs représentent plusieurs dangers sanitaires :

– Le confinement dans les hangars provoque des maladies infectieuses, parfois transmissibles à aux humains : Chlamidia, grippe aviaire (H5N1), salmonellose.

– Toxi-infections alimentaires : les produits à base d’œufs (sauces, quiches, etc…) peuvent être rapidement infectés par des salmonelles, si ils sont trop longtemps et/ou mal conservés.
Il est recommandé de se laver les mains après chaque manipulation d’œufs.

– Si les œufs sont intégrés trop tôt dans la nourriture de l’enfant, celui-ci peut devenir allergique.

Les grenouilles

Chaque année, 300 millions de grenouilles sont capturées et tuées sauvagement pour leurs cuisses !!!

Les populations de grenouilles vertes et rousses s’étant effondrées en Europe, le marché se développe maintenant en Asie, en Inde et au Bangladesh.

Pour les capturer, les ramasseurs longent les rivières et les milieux humides la nuit, les attrapent à l’aide d’épuisettes, d’hameçons ou de harpons et les entassent dans des sacs.
Parfois, le parcours jusqu’au centre de découpe est long ; certaines meurent étouffées.

Elles sont ensuite entaillées à la nuque, coupées en deux puis éviscérées. Les deux cuisses sont arrachées et le reste du corps est jeté au sol… Les grenouilles sont encore conscientes et vont mettre plusieurs minutes à mourir.

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