Journée mondiale pour la fin du spécisme

frCe samedi 22 août à Genève aura lieu une marche dans le cadre de la Journée Mondiale pour la Fin du Spécisme.
Comme l’écrit PEA, asso qui organise l’événement : « nous dénoncerons l’idéologie qui permet de mépriser les intérêts des animaux simplement parce qu’ils sont d’une autre espèce. »
Des conférences sont également prévues les 21, 22 et 23 août, voir >le.programme<

Spots de présentation :
https://vimeo.com/135208480
https://vimeo.com/135917591

Conférence de presse

Articles parlant de la marche :
http://www.lecourrier.ch/131913/une_marche_pour_la_fin_de_l_exploitation_animale
http://veggieromandie.ch/le-specisme-quest-ce-que-cest-marche-fin-specisme/

Lettre d’information Mai 2015

Et si vous nous rejoigniez ?

Le jeudi 28 mai de 15h à 18h, nous serons présents place du 8 septembre pour discuter avec les passant-es.
À l’occasion de la SMAV (Semaine Mondiale d’actions pour l’Abolition de la Viande) qui a lieu du 23 au 30 mai 2015, le CABle proposera documentation, discussions et dégustation.
Le sujet : « Et si on abolissait la viande ? » Une idée qui a encore tendance à surprendre, mais après tout, on a aboli l’esclavage en France alors que peu de gens s’étaient engagés pour l’abolition. Quelques personnes s’emparèrent du sujet pour en faire une question morale importante. La question est : pourquoi continuer à exploiter des êtres sensibles, qu’ils soient à poils, à plumes ou à écailles lorsque l’on a les moyens de faire autrement ? Venez en débattre avec nous.

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Sentience, conscience, subjectivité et vidéos attachantes

Lors des discussions ayant eu lieu lors des Estivales de la question animale il a été fait mention de la déclaration de Cambridge sur la conscience des animaux. Deux ans après ce positionnement du monde scientifique on peut faire le bilan de l’inertie qui touche la société face à la condition des animaux d’élevage. Ce qui semble en cause outre la communication limitée sur ce sujet pourrait être le fait de focaliser sur la souffrance, chose négative et qui suscite une réaction de rejet dans le mental humain. D’ailleurs selon certains spécialistes, la conscience pourrait exister chez certaines espèces sans la souffrance. Notamment les insectes qui pourraient se voir reconnaître certaines capacités d’être conscients sans réagir pour autant à des blessures mortelles. La souffrance elle même se différenciant de la sensibilité par la présence d’une conscience on peut se dire que la conscience précède nécessairement toute vie mentale. Si l’usage du terme conscience peut paraître controversé, on peut lui substituer celui de sentience qui se définit par la capacité à appréhender de façon subjective les phénomènes extérieurs (stimuli) et intérieurs (émotions, pensées). Tandis que la conscience rajoute à cela la perception de sa propre existence, mais peut aussi évoquer la conscience du bien et du mal ou une conception spirituelle de l’existence.

Si au contraire de la seule souffrance on prenait la peine d’exposer toute la richesse de la vie mentale des animaux non-humains, on pourrait sans doute observer une prise de conscience qui ne passe pas par la pitié mais par une réelle compassion. Pour ressentir à la place de l’autre il faut faire l’expérience de ce que l’autre est susceptible de ressentir. Or dans le cas de la souffrance il est bien naturel de construire un mur émotif pour ne pas s’exposer aux souffrances d’autrui, surtout quand aucun moyen d’action ne semble disponible. Ces murs semblent toutefois s’effondrer vis à vis d’individus avec lesquels on aura créé des liens empathiques, dus principalement à des expériences positives partagées.

Soit ! Si la souffrance est l’objet de la lutte, le fer de lance pourrait tout aussi bien être la compréhension à la fois par la connaissance et le ressenti.

Sur ce halte aux tergiversations, place aux liens empathiques :

  • Relation mère enfant :

Une vache retrouve son veau sauvé de l’abattoir

Une poule et son poussin

Une lionne solitaire ayant pu avoir été rejetée d’une troupe, séquestre des bébés antilopes comme s’ils étaient ses petits

  • Câlins :

Vache et chat

Veau et chien

Lion retrouvant ceux qui l’ont élevé puis relâché dans une réserve

Un gorille et son sauveteur se retrouvent après 5 ans

Jane Goodall libérant un chimpanzé

Deux éléphantes se retrouvent après 20 ans de séparation

  • Jeu

Agneau avec un ballon

Des chèvres s’amusent avec une tôle

Des chèvres à dos de cheval

Chien et corbeau avec une balle

Un corbeau faisant de la luge sur un toit

Singe taquinant des tigres

Ours brun ayant développé un talent pour la manipulation de bâton. Les gardiens du zoo d’Hiroshima lui avaient simplement mis a disposition des bâtons pour jouer.

  • Traumatismes :

Mickael le gorille qui a appris le langage des signes par Koko une autre gorille exprime un traumatisme d’enfance impliquant probablement l’abattage de sa famille par des braconniers

Vache séparée de son veau

  • Joies :

Un troupeau de vaches retrouve leur pâturage après avoir été condamnées à l’abattoir

Première expérience d’un pré par des poules sortant d’un élevage en batterie

  • Compassion :

Un ours sauve un corbeau de la noyade

Un chat sauve l’enfant autiste de la famille d’une attaque de chien

Un troupeau de buffles s’enfuit sous l’assaut d’une meute de lions, abandonnant un jeune en proie mais revenant rapidement à la rescousse

Un autre buffle venant à l’aide d’un congénère sous l’emprise d’un lion

Une éléphante et une chienne se lient d’amitié dans une réserve. Suite à une blessure de la chienne l’éléphante se lamentait inexorablement jusqu’à ce qu’on les laisse se voir quotidiennement

Un écureuil protège un congénère défunt au bord d’une route des corbeaux charognards

  • Exploits :

Un cochon s’échappe d’un camion l’emmenant à l’abattoir

Vache ayant appris à s’évader

Évasion d’un chien d’une cage

  • Comportements culturels :

Une chimpanzé initie la mode de la paille dans l’oreille : http://www.futura-sciences.com/magazines/nature/infos/actu/d/singe-herbe-oreille-naissance-coutume-chez-chimpanze-54392/


Nous avons essayé de recenser des comportements spontanés et non induits par une expérience ou un dressage. Cela fausse totalement la manière dont on peut percevoir l’autre qui est comme dépossédé de sa propre action ou réaction.
Oui on pourrait utiliser le terme usuel « naturel » mais celui-ci a plus de défauts d’interprétation et d’idéologie sous-jacente que d’usages pertinents. Pour autant ce n’est pas parce qu’un individu est dans un environnement artificiel dans le sens d’humanisé, qu’il ne peut avoir des comportements spontanés.

Alors nous accueillons chaudement tout contenu allant dans ce sens pour étoffer cet article et aussi en prévision de notre projet de wiki sur la condition animale !

Retours sur la Veggie Pride

La marche

Nous étions quatre cablé.e.s à nous rendre à la Veggie. Nous n’avons pas regretté le déplacement ; malgré le temps pluvieux, défiler aux cotés de personnes ayant fait le choix du végéta*isme avait quelque chose de stimulant ! Un même choix, de multiples façons de l’exprimer, en témoignent les différentes pancartes et accoutrements des marcheu.se.eur.s : Photos choisies (ces photos ont été publiées par diverses personnes sur la page de l’événement facebook).

Il est à noter qu’une interrogation a été soulevée par bien des participant.e.s :
– est-il préférable d’opter pour un événement clairement festif : déguisements, communication sur les apports et avantages du végéta*isme, musique… c’est à dire s’assumer joyeusement et donner une image positive du végéta*isme, ou alors,
– faut-il en profiter pour dénoncer l’exploitation animale : souffrance dans les élevages, problèmes environnementaux, de santé… c’est à dire manifester pour sensibiliser… ?
Difficile de trancher. Les deux tendances étaient présente pendant la manifestation, la deuxième étant tout de même plus représentée.

banderole veggie

Les conférences (…)

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la Veggie Pride

Ce weekend à Paris aura lieu la 13e édition de la Veggie Pride.

veggie_prideLe fond
L’idée a germé en 2001 au sein d’un collectif parisien.
Il était question d’affirmer la fierté d’être végéta*ien.ne pour une raison éthique : celle de refuser que des animaux soient tués pour notre consommation. Il est possible en effet d’être végéta*ien.ne pour différentes raisons (santé, écologie, meilleur partage des richesses entre le Nord et le Sud…), la raison éthique étant quant à elle trop souvent jugée illégitime, car :

– ridicule ; « Quelle attitude nouvelle et bizarre ! »
– résultat d’une sensiblerie ; « S’occuper des bêtes ? Illes n’en valent pas la peine… Illes ne sont même pas de notre espèce. »
– intrusive ; « C’est mon choix de manger de la viande. Tes idées me dérangent, je n’ai pas envie d’entendre parler et de prendre en compte les intérêts des (autres) animaux. »

Ces critiques s’ajoutent à celles, plus générales, qui sont adressées au végétarisme : « C’est mauvais pour la santé », « Ça veut dire que tu n’aimes pas les humain.e.s », « Il n’y a pas de plaisir gustatif sans viande », « Une carotte souffre de la même façon qu’une vache », -> etcetc. Ces réactions ont façonné le concept de végéphobie.

Il s’agit donc de visibiliser la cause du végétarisme éthique, pour que les végéta*ien.ne.s aient le droit de vivre selon leurs convictions : possibilité de manger végéta*ien dans les lieux collectifs, révision de la position gouvernementale nutritionnelle française qui prétend que les produits animaux sont nécessaires à une bonne santé, meilleure formation des professionnels de la santé…
Demander des droits pour les végéta*ien.ne.s n’est pas une fin en soi, cela ira de pair avec l’ouverture de débats plus généraux sur les traitements que l’on réserve aux animaux. Ces idées et d’autres, sont explicitées dans le manifeste de la Veggie Pride.

La forme
Il s’agit d’une marche pacifique et légale, où chaque individu vient s’exprimer à titre personnel. En 2001, à Paris, 200 personnes y ont participé, en 2013 à Genève 800 personnes étaient présentes.
Cette année, le rendez-vous est fixé à 14H (infos sur le lieu). Il y aura des happenings au cours de la marche et la « thématique » est cette année la couleur verte (sans obligation de s’y conformer^^). Ensuite, il y aura une soirée concerts avec restauration vegan et stand d’associations. Le lendemain se tiendront cinq conférences.

Yves Bonnardel, l’un des conférenciers, a donné une interview au sujet de la Veggie Pride dans l’émission de radio Vivre avec les bêtes. Cette émission présentée par Elisabeth de Fontenay et Allain Bougrain-Dubourg est centrée sur les animaux, à des niveaux informatif, éthologique, philosophique, sociologique et littéraire.

Des membres du CABle iront y faire un tour, à suivre peut-être un post avec nos avis et impressions.  1606884_603481349727798_351667711_n

Interview : La révolution végétarienne – Thomas Lepeltier

Une interview parue ici le 19 février 2014.

animauxThomas Lepeltier est historien et philosophe des sciences. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Darwin hérétique (Seuil, 2007) et Univers parallèles (Seuil, 2010). Il vient de faire paraitre aux éditions Sciences Humaines La Révolution végétarienne, son premier ouvrage sur l’éthique animale et a accepté avec enthousiasme de répondre à mes questions. 

 

En décembre 2012, vous avez publié « Faut-il encore manger de la viande ? » dans Sciences Humaines. Était-ce votre premier texte sur la question ? Comment avez-vous commencé à vous intéresser aux questions d’éthique animale ? Étiez-vous déjà végétarien au moment d’écrire cet article ?

J’ai commencé à m’intéresser véritablement à la question animale à partir de ma lecture du livre de Charles Patterson, Un Éternel Treblinka (trad. franç. 2008). J’en ai écrit un compte rendu positif pour Sciences Humaines, publié en mars 2008. Ce petit texte est donc le premier que j’ai écrit sur la question. Après la lecture de ce livre, j’ai diminué drastiquement ma consommation de produits d’origine animale (viande, lait, œufs). Mais je ne suis pas tout de suite devenu végétalien. Autant j’estimais que les arguments en faveur du végétalisme étaient très forts et qu’une diminution importante de la consommation de produit d’origine animale ne pouvait être qu’une bonne chose d’un point de vue éthique, autant je voulais être sûr qu’il n’existait pas de contre-arguments au bien-fondé du végétalisme avant de devenir véritablement végétalien. Je me suis donc mis à lire la « littérature » sur le sujet.
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Aurevoir aux animaux sauvages dans les cirques belges

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L’association belge Gaïa a récemment obtenu une réforme de la loi sur le bien être animal, concernant les cirques en Belgique :
http://www.lalibre.be/actu/belgique/des-animaux-sauvages-dans-les-cirques-c-est-termine-51e02480357004d3e61406ce

Voilà un an la Grande Bretagne annonçait une interdiction similaire. La Grèce, elle, a décidé de bannir totalement les spectacles d’animaux, sauvages ou non , suivant certains pays de l’est précurseurs dans le domaine : la Bulgarie, la Croatie,

Nous vous invitons à découvrir Code Animal qui en France recherche les même résultats que Gaia : lutte contre la captivité d’animaux sauvages – zoos, cirques, delphinariums, Nouveau Animaux de Compagnie.
Voici un document publié à l’occasion de l’entrée en vigueur de l’arrêté du 18 mars 2011 traitant des nouvelles conditions de détention et d’utilisation des animaux sauvages dans les cirques ;
http://www.code-animal.com/campagne/materiel/guide-cirques_site.pdf

Le centre ATHENAS propose une mission de service civique

Type de mission

le centre s’appuie sur un réseau de 200 correspondants pour la récupération d’animaux blessés. ces correspondants, formés par petits groupes depuis plusieurs années, ont peu de contacts entre eux dans un premier temps, le volontaire participera à l’accueil et aux soins d’animaux en difficulté, à la maintenance des infrastructures, afin d’intégrer le fonctionnement de l’association.
ensuite, sa mission consistera à favoriser les contacts entre ces correspondants :
– animation de la liste de discussion
– mise en ligne de documents (informations, éléments de formation continue)
– création d’événements : rencontres/échanges
– facilitation des relais pour les transferts d’animaux
– aide à la création d’outils saisonniers de sensibilisation du grand public
enfin, il lui sera confié la conception d’un kit premiers soins destiné aux correspondants (mallette, fiches pratiques, nécessaire de premiers soins) et la recherche de partenaires extérieurs pour la réalisation de ce projet.

Centre ATHENAS
Sauvegarde de la Faune Sauvage en Franche-Comté et Bourgogne Est
www.athenas.fr 
Tél : 03 84 24 66 05ATHENAS

Michel Serres et Michel Polacco parlent des animaux sur France Inter

* Publié le 27/05/2012
 « Qu’ils soient sauvages, domestiques, poissons, mammifères, reptiles, insectes… les animaux sont notre nourriture, nos compagnons…
Michel Serres et Michel Polacco parlent des animaux et Michel Serres précise qu’ils rient et pleurent et peuvent nous apprendre beaucoup. »

Il y a deux facettes à toute politique, le paradigme et les moyens d’action.
Pour ce qui est du paradigme, la réflexion de Michel Serres se base sur l’idée du continuum entre individus, qui pour moi est le postulat qui me conduit à l’antispécisme. Cette perspective permet de repenser la sensibilité non comme un socle commun à tous les animaux, mais d’un point de vue réaliste en tant que progression quasi continue de l’intellect au travers de l’évolution des êtres vivants. En pratique je n’aurais pas de remords à tuer une étoile de mer pour me nourrir, pas plus qu’une pomme de terre. Mais je m’oppose à la violence envers toute chose car l’effet de la violence en elle même est négatif. Évidemment qu’il y a un égoïsme à caractériser et placer l’homme au sommet de l’évolution, quand bien même il ne s’agirait que de l’évolution de l’intellect, et par là même considérer le pécher de cannibalisme comme le summum de l’horreur. C’est la contradiction qu’il y a dans sa pensée, il confronte d’un côté la continuité inter-espèce et condamne avant tout le meurtre intraspécifique. Révélateur d’une volonté de ne pas remettre en cause nos acquis moraux et de promouvoir un retour aux méthodes traditionnelles, plus « humaines ».
C’est là qu’il y a un côté welfariste, « l’ordre des choses actuel est que lions et humains mangent de la viande il faut donc rechercher les meilleurs conditions dans lesquelles cela peut s’effectuer ». Les postulats sont biaisés d’avance… Il pourrait aller au bout de ses idées de continuum et affirmer d’un point de vue déontologiste : « il est un devoir pour l’homme de ne pas exercer de souffrances sur un être sentiant et cela implique la fin de leur exploitation »
Il existerait une troisième voie selon moi qui tout en rejetant la domination des animaux, récuserait l’idée de vivre à l’écart de la nature pour préserver les animaux « sauvages ». Car l’homme est avant tout un animal, par cela même il a un rôle à jouer dans les écosystèmes, et comme il est libre il peut jouer le rôle qu’il souhaite. C’est alors à la culture de lui insuffler les pratiques qui procurent le bien à tous, car les lois ne font au mieux que condamner les pratiques répréhensibles, elles ne donnent pas de bons exemples et n’ouvrent pas les barrières de l’imagination.

Donc j’ai trouvé qu’il y a de bons éléments très positifs car rarement évoqués dans les médias dans cet interview, même si la réflexion est avortée.

Non le truc qui m’a fait vraiment bondir sur place était dans l’introduction du journaliste : « et même que certainement notre ancêtre le plus ancien était lui même un animal » ! Quel scoop ! Ça vient de sortir ? Heureusement qu’il prend des pincettes !

Geoffrey