En manif contre un élevage de visons

Le samedi 11 octobre s’est tenue la 3e manifestation contre l’élevage de visons d’Émagny, un village proche de Besançon.
Le déroulement de la journée a été très bien décrit dans cet article de l’association Planète Animaux. À voir aussi, le dossier de l’association Combactive.
Cette association a organisé la manifestation, nous saluons le travail de tou.te.s ses militant.e.s !

1794603_803819269660997_8498964692653469324_nQuelques autres associations ont tenu des stands au départ de la manifestation.

Vanessa Myotte, présidente de l’association Cœur sur pattes, nous a expliqué qu’elle comparaîtrait bientôt devant le tribunal pour avoir soustrait des chiennes à la maltraitance… Plus d’infos dans cette pétition. L’affaire est toujours en cours.

Nous avons discuté avec les membres de l’association dijonnaise C’est Assez.
Ces personnes sympathiques s’opposent à la captivité des dauphins et autres victimes des delphinariums. Elles organiseront la projection du documentaire Black Fish le 5 décembre à 20h30 au cinéma Devosge à Dijon.

À l’image des engagements de ces associations, nos dernières actions n’ont pas porté sur la thématique de la fourrure (mais principalement sur la thématique de la viande), mais nous nous insurgeons également contre la cruauté générée par cette industrie. Comment rester insensible à la détresse de ces animaux, élevés dans des conditions atroces, tués pour produire des vêtements à la mode ? La fourrure et la viande ont en commun d’être produites uniquement pour satisfaire des désirs gustatifs ou esthétiques non nécessaires aux humain.e.s. Elles sont l’expression de la domination spéciste la plus extrême – séquestration, torture, assassinat – mais sont pourtant banalisée dans nos sociétés.

Ci-après, des photos prises par des membres de la Fondation Brigitte Bardot, à l’intérieur de l’élevage, le 12 octobre 2014.

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Garde d’animaux

affiche juin 2014

Quelques pistes pour faire garder vos animaux. Nous ne les avons pas testées, n’hésitez pas à nous faire part de votre expérience…

https://fr.care.com/garde-animaux-besancon
http://www.dogsitting.fr/scripts/saisielg.asp?TypeVal=Recherche
http://www.animaute.fr/liste-gardiens-animaux.php?type_garde=2&nom_garde=gardiens-par-departements
http://www.chien.com/Adresses/liste-adresses-chiens-18-0-1-36-services-animaliers–france-doubs-25.html

Le centre ATHENAS propose une mission de service civique

Type de mission

le centre s’appuie sur un réseau de 200 correspondants pour la récupération d’animaux blessés. ces correspondants, formés par petits groupes depuis plusieurs années, ont peu de contacts entre eux dans un premier temps, le volontaire participera à l’accueil et aux soins d’animaux en difficulté, à la maintenance des infrastructures, afin d’intégrer le fonctionnement de l’association.
ensuite, sa mission consistera à favoriser les contacts entre ces correspondants :
– animation de la liste de discussion
– mise en ligne de documents (informations, éléments de formation continue)
– création d’événements : rencontres/échanges
– facilitation des relais pour les transferts d’animaux
– aide à la création d’outils saisonniers de sensibilisation du grand public
enfin, il lui sera confié la conception d’un kit premiers soins destiné aux correspondants (mallette, fiches pratiques, nécessaire de premiers soins) et la recherche de partenaires extérieurs pour la réalisation de ce projet.

Centre ATHENAS
Sauvegarde de la Faune Sauvage en Franche-Comté et Bourgogne Est
www.athenas.fr 
Tél : 03 84 24 66 05ATHENAS

Meroux (90) : La pâture est un charnier

Lorsqu’on parle conditions d’élevage et d’abattage des animaux à des personnes carnivores, il est courant de s’entendre rétorquer que les végétariens exagèrent, qu’en Franche-comté, la réalité est plus douce et qu’elle n’a rien à voir avec les images insoutenables qu’on leur montre. “Les franc-comtois élèvent leurs animaux en plein air, dans nos vastes prairies” ; “les paysans aiment leurs bêtes” (écouter l’agriculteur dans l’émission sur France bleue à l’occasion de la journée sans viande). 

En somme, il serait illégitime de s’inquiéter du sort des animaux en Franche-Comté.

La plainte déposée par L214, le 15 mars 2013, pour abandon d’animaux sur une pâture de la commune de Meroux (Territoire de Belfort, Franche-Comté) nous démontre que l’herbe n’est pas plus verte dans nos pâturages…
Une réalité à découvrir sur le site de L214
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Les restos végétariens à Besançon

Cette liste en oublie certainement. N’hésitez pas à nous contacter pour faire connaître des restaurants végétariens à Besançon et ses environs.

  • Cantine Basilic Instant
    Buffet de plats végétaliens et végétariens à volonté
    93, rue des Granges – 25000 Besançon – 03 81 83 17 78

http://basilic-instant.e-monsite.com

  • Restaurant Le Coucou
    Cuisine végétarienne.
    12, rue Luc Breton – 25000 Besançon
    03 81 83 00 03

et aussi :

  • Restaurant Le Carnot
    1, avenue Fontaine-Argent – 25000 Besançon
    03 81 50 17 16
  • Bêtises et Volup Thé
    Des menus végétariens et au moins un végétalien parmi d’autres…
    79 Rue Granges – 25000 Besançon
    03 81 50 83 45

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Les boutiques

  1. Les magasins d’alimentation de produits bio et/ou écologiques.

Ils présentent des aliments tout préparés pour des végétariens ou des végétaliens (et même pour les intolérants et les allergiques au lactose ou au gluten).

  • Biocoop La Canopée
    Magasin alimentation biologique et écoproduits.
    3 Allée Ile aux Moineaux – 25000 Besançon
    03 81 80 25 47
  • La Vie Claire
    Magasin alimentation biologique et écoproduits.
    ZI de Thise – 1 Route Nationale – 25220 Chalezeule
    03 81 47 15 74
  • Croc’Nature
    Magasin de produits naturels et biologiques. Supérette en libre-service.
    25 Rue de la Gare – 25770 SERRE LES SAPINS
    03 81 59 01 57

Autres endroits où se fournir en fruits et légumes locaux :

  • Comptoir de la Nature
    Produits biologiques et naturels.
    Marché couvert de la place de la Révolution – 25000 Besançon
  • AGRO BIO CONSO
    Organisation d’un réseau de consommateurs en relation avec un réseau de paysans bio. Ces derniers livrent à proximité de chez vous, toute une gamme de produits issus, en priorité, des fermes franc-comtoises. Pour démocratiser la consommation des produits bio par la diminution des prix et la facilité d’accès.
    Contact : Grass Serge – 77 Grande Rue – 25360 NANCRAY
    03 81 55 21 67 – www.agrobioconso.org
  • Les jardins de Cocagne
    Jardins biologiques collectifs à vocation d’insertion sociale et professionnelle, créés à partir d’associations loi 1901, à but non lucratif. Paniers de fruits et / ou de légumes une fois par semaine.
    15, Chemin de Charmarin – 25220 Chalezeule
    03.81.61.22.76
  • Les locavores
    Réseau permettant de commander auprès de divers producteurs locaux. Large choix de produits de base et transformés principalement bios. Peu de préparations axées végétalisme.
    2 chemin de Chamuse 25000 Besançon
    https://locavor.fr/26-locavor-de-besancon
  • Marché bio de Tarragnoz
    Deux stands de maraîchers du coin et quelques autres stands (pain, confitures, miel, traiteur).
    Tous les mardis de mai à novembre, dès 16h.
    Place de Lattre de Tassigny 25000 Besançon
  • Libertamap
    Amap d’un producteur sur Placey/Courchapon. Paniers de légumes de juin à février, contrats à l’année.
    À la LIBRAIRIE L’AUTODIDACTE
    5 rue Marulaz 25000 Besançon
    Ouverture les mercredis de 16 à 19 heures et samedis de 15 à 19 heures
    Ou par mail : [email protected]herbesfolles.org

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Spécial Région : élevage en Franche-Comté

Les Franc-Comtois.e.s s’enorgueillissent d’avoir des vaches en liberté dans leurs paysages. Pourtant c’est mal connaître la vie et le sort de ces animaux…

– La Montbéliarde
La bonne vieille vache du coin. Dans toutes nos prairies, elles font plaisir à voir. Un orgueil bien franc-comtois parfois. Est-ce qu’elle serait mieux traitée ici ? Voyons en cliquant ici.

– Le Comté et les fromages AOC régionaux
En Franche-Comté, on se régale du comté à toutes les sauces : en tartines avec le café le matin, en tranches dans le sandwich et en cubes dans les salades et en accompagnement du vin du Jura, râpées dans les tartes salées, sur les pâtes, etc., et encore en fondues et autres plats. C’est juste du fromage ? On fait du bien à l’économie locale ? C’est bio puisqu’on voit les vaches dehors ?
Pas tout à fait. Explications.

– L’élevage franc-comtois
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Le Comté et les fromages AOC régionaux

Le fromage est l’un des principaux produits agricoles au niveau mondial. Selon la FAO, la production mondiale s’est élevée à plus de 18 millions de tonnes en 2004. La France en a produit 1,8 millions de tonnes. La France est le deuxième consommateur de fromage, avec 24 kg par habitant.
En Franche-Comté, même si l’ensilage n’est pas toléré pour le comté et même si l’élevage en stabulation est prohibé, ce n’est pas pour autant que les vaches laitières pour le comté finissent mieux leur vie d’exploitation…

Le comté est un fromage de production régionale, au lait cru de vache et à pâte pressée cuite. Il se présente en grandes meules de 65 cm de diamètre et d’une masse moyenne de 40 kg. Il faut environ 450 litres de lait pour produire une seule meule de comté ! Avec 45 000 tonnes (1 125 000 meules de comté, soit plus de 506 millions de litres de lait !), le comté est la première AOC fromagère française en tonnage. C’est dire le nombre d’inséminations, de gestations et de temps d’enfermement et à la tireuse à lait passé dans la courte vie d’une vache franc-comtoise… car la vache franc-comtoise est inséminée aussi entre l’âge d’un à deux ans et subira 6 à 8 gestations avant de devenir une « vache de réforme » et d’être engraissée pour l’industrie de la viande.
Les vieilles vaches n’existent pas non plus ici dans le Jura, le Doubs, la Haute-Saône et le territoire de Belfort… Elles ont une courte vie de rouage de la machine… Une machine qui nous satisfera jusqu’à quelles limites ?

Quand au mythe de l’économie locale qui serait durement touchée par un changement ou un arrêt total de la consommation de laitages ou de viande, il est possible de rétorquer que tout n’est que choix politiques.
Les éleveurs et les éleveuses locaux vivent aussi de subventions, sont abreuvés de désinformations par les puissants groupes de l’agroalimentaire internationale, sont comprimés par des accords européens de technocrates, vivent dans des conditions de stress liées aux emprunts, à la météo, à l’isolement dans leur travail, certain.e.s ont encore des sentiments mitigés pour les souffrances vues et imposées aux animaux par la productivité et la rentabilité rendue obligatoire à la survie financière de l’entreprise agricole.
Ils s’en tirent mieux que les autres régions, ayant négocié des accords aux conditions plus avantageuses… mais pour combien de temps encore ? avec le FMI, l’OMC et les forts pouvoirs des lobbying de l’industrie de l’agroalimentaire.*
Chercher d’autres manières d’exploiter leurs terres, des nouvelles structures de production, d’exploitation (de végétal), de distribution, toutes plus équitables et non polluantes, retrouver de la solidarité, du sens commun et politique dans le vrai sens, donneront autant de solutions intelligentes pour l’avenir des agricultrices et agriculteurs locaux… D’autres ont eu des idées. En voici quelques-unes. (lien à venir)

* le lobbying agroalimentaire
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La Montbéliarde

C’est une race de vache classée mixte à tendance laitière. Elle donne 7 600 kg de lait par lactation. Ce lait est à la base de la fabrication de nombreux fromages AOC. C’est la principale race utilisée par les AOC fromagères françaises. Modèle des races de vache, on en retrouve partout en France, subissant inséminations, gestations, vêlages successifs, enfermement et traite constante jusqu’à devenir une « vache de réforme » pour finir abattue bien avant « son tour » !

La Montbéliarde est utilisée aussi pour la boucherie. Les taurillons grandissent vite et sont recherchés par l’industrie de l’élevage. Ces races laitières sont aussi croisées avec des races bouchères. Comme elles ont des onglons durs, elles sont aussi facilement enfermées en stabulation* sur aire bétonnée pour l’élevage intensif. C’est donc une race universelle très utilisée à fin de profits rapides. Sa force devient une faiblesse : choisie pour être moins malade et plus résistante, le bien-être de cette race de vache est encore plus rogné par l’industrie de l’élevage.
* Stabulation : La stabulation est un bâtiment dans lequel les animaux sont maintenus (souvent dans des stalles, des compartiments guère plus grands qu’eux) et ils s’emploient principalement dans l’élevage des bovins.

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