Notre prochaine action sera sur le thème du foie gras

Nous vous donnons rendez-vous à Besançon le samedi 6 décembre, place du 8 Septembre, à partir de 15h.
Au programme : happening statique avec mise en scène et visuels, diffusion de tracts, pétitions pour l’abolition du gavage, stand d’information, mini-stand de dégustation d’alternatives au foie gras et projection de vidéos. Les participant.es volontaires sont les bienvenu.es !
-> Infos sur le foie gras

Nous profitons de cette occasion pour relayer une autre info concernant des oiseaux en détresse. Mobilisons nous avec L214 qui publie une vidéo filmée par un employé dans un couvoir de Bretagne, illustrant ainsi toute la cruauté du sort qui est réservé aux poussins.
-> Infos et pétition

Lettre d’information de novembre 2014

Et si vous nous rejoigniez ?

– Le jeudi 13 novembre à 20H, dans le cadre des Rendez-vous du Grenier (au 4B Place du Jura, autrement nommée Place de Lattre de Tassigny), nous projetterons une conférence de la psychologue Melanie Joy sur le thème du carnisme. Le carnisme, opposé au végétarisme, est une idéologie selon laquelle il est considéré comme éthique de consommer certains animaux. Durée : 1 h + collation végétale. Texte sur le sujet dans les Cahiers antispécistes.

–  Nous préparons une action du type « cercle de silence » sur le thème du foie gras. Elle aura lieu avant les dernières semaines de décembre. Nous recherchons des participant.e.s, contactez-nous si vous êtes partant.e.s (contact@le-cable.info).

Pour information…

De nouvelles images terribles filmées dans un élevage de lapin par L214, présentée par Matthieu Ricard.

L’affaire des ragondins maltraités lors d’une action de la FNSEA. Lien vidéo.

Interview du militant antispéciste et égalitariste Yves Bonnardel dans la section animaliste de Mediapart.

Avec plus de légèreté

Courte vidéo de cuisine : Les Défis à Petits Prix proposent un repas végétalien.

En manif contre un élevage de visons

Le samedi 11 octobre s’est tenue la 3e manifestation contre l’élevage de visons d’Émagny, un village proche de Besançon.
Le déroulement de la journée a été très bien décrit dans cet article de l’association Planète Animaux. À voir aussi, le dossier de l’association Combactive.
Cette association a organisé la manifestation, nous saluons le travail de tou.te.s ses militant.e.s !

1794603_803819269660997_8498964692653469324_nQuelques autres associations ont tenu des stands au départ de la manifestation.

Vanessa Myotte, présidente de l’association Cœur sur pattes, nous a expliqué qu’elle comparaîtrait bientôt devant le tribunal pour avoir soustrait des chiennes à la maltraitance… Plus d’infos dans cette pétition. L’affaire est toujours en cours.

Nous avons discuté avec les membres de l’association dijonnaise C’est Assez.
Ces personnes sympathiques s’opposent à la captivité des dauphins et autres victimes des delphinariums. Elles organiseront la projection du documentaire Black Fish le 5 décembre à 20h30 au cinéma Devosge à Dijon.

À l’image des engagements de ces associations, nos dernières actions n’ont pas porté sur la thématique de la fourrure (mais principalement sur la thématique de la viande), mais nous nous insurgeons également contre la cruauté générée par cette industrie. Comment rester insensible à la détresse de ces animaux, élevés dans des conditions atroces, tués pour produire des vêtements à la mode ? La fourrure et la viande ont en commun d’être produites uniquement pour satisfaire des désirs gustatifs ou esthétiques non nécessaires aux humain.e.s. Elles sont l’expression de la domination spéciste la plus extrême – séquestration, torture, assassinat – mais sont pourtant banalisée dans nos sociétés.

Ci-après, des photos prises par des membres de la Fondation Brigitte Bardot, à l’intérieur de l’élevage, le 12 octobre 2014.

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Lettre d’information de septembre 2014

Et si vous nous rejoigniez ?

  • Lundi 22 septembre de 17H à 19H, à Besançon, Place du 8 septembre :
    Table de presse, tractage et dégustation sur la thématique de l’abolition de la viande.
  • Samedi 11 octobre à Besançon puis Émagny : Manifestation contre l’élevage de visons d’Émagny. Début de la manif de Besançon prévu devant la mairie, à 13H30. Puis un départ en car est organisé pour Émagny. Voir les détails sur le site de Combactive.

Restons mobilisés !

Pour information…

  • « Faute d’une révolution qui amènerait la paix durable, Israël subit une autre révolution : le changement des habitudes alimentaires sans produits laitiers, œufs ou viande. » Voir l’article.
  • La 4e édition des rencontres internationales sur la question des droits des animaux au Luxembourg vient d’avoir lieu. Voir son site et les vidéos des conférences (en anglais).

Avec plus de légèreté

Sentience, conscience, subjectivité et vidéos attachantes

Lors des discussions ayant eu lieu lors des Estivales de la question animale il a été fait mention de la déclaration de Cambridge sur la conscience des animaux. Deux ans après ce positionnement du monde scientifique on peut faire le bilan de l’inertie qui touche la société face à la condition des animaux d’élevage. Ce qui semble en cause outre la communication limitée sur ce sujet pourrait être le fait de focaliser sur la souffrance, chose négative et qui suscite une réaction de rejet dans le mental humain. D’ailleurs selon certains spécialistes, la conscience pourrait exister chez certaines espèces sans la souffrance. Notamment les insectes qui pourraient se voir reconnaître certaines capacités d’être conscients sans réagir pour autant à des blessures mortelles. La souffrance elle même se différenciant de la sensibilité par la présence d’une conscience on peut se dire que la conscience précède nécessairement toute vie mentale. Si l’usage du terme conscience peut paraître controversé, on peut lui substituer celui de sentience qui se définit par la capacité à appréhender de façon subjective les phénomènes extérieurs (stimuli) et intérieurs (émotions, pensées). Tandis que la conscience rajoute à cela la perception de sa propre existence, mais peut aussi évoquer la conscience du bien et du mal ou une conception spirituelle de l’existence.

Si au contraire de la seule souffrance on prenait la peine d’exposer toute la richesse de la vie mentale des animaux non-humains, on pourrait sans doute observer une prise de conscience qui ne passe pas par la pitié mais par une réelle compassion. Pour ressentir à la place de l’autre il faut faire l’expérience de ce que l’autre est susceptible de ressentir. Or dans le cas de la souffrance il est bien naturel de construire un mur émotif pour ne pas s’exposer aux souffrances d’autrui, surtout quand aucun moyen d’action ne semble disponible. Ces murs semblent toutefois s’effondrer vis à vis d’individus avec lesquels on aura créé des liens empathiques, dus principalement à des expériences positives partagées.

Soit ! Si la souffrance est l’objet de la lutte, le fer de lance pourrait tout aussi bien être la compréhension à la fois par la connaissance et le ressenti.

Sur ce halte aux tergiversations, place aux liens empathiques :

  • Relation mère enfant :

Une vache retrouve son veau sauvé de l’abattoir

Une poule et son poussin

Une lionne solitaire ayant pu avoir été rejetée d’une troupe, séquestre des bébés antilopes comme s’ils étaient ses petits

  • Câlins :

Vache et chat

Veau et chien

Lion retrouvant ceux qui l’ont élevé puis relâché dans une réserve

Un gorille et son sauveteur se retrouvent après 5 ans

Jane Goodall libérant un chimpanzé

Deux éléphantes se retrouvent après 20 ans de séparation

  • Jeu

Agneau avec un ballon

Des chèvres s’amusent avec une tôle

Des chèvres à dos de cheval

Chien et corbeau avec une balle

Un corbeau faisant de la luge sur un toit

Singe taquinant des tigres

Ours brun ayant développé un talent pour la manipulation de bâton. Les gardiens du zoo d’Hiroshima lui avaient simplement mis a disposition des bâtons pour jouer.

  • Traumatismes :

Mickael le gorille qui a appris le langage des signes par Koko une autre gorille exprime un traumatisme d’enfance impliquant probablement l’abattage de sa famille par des braconniers

Vache séparée de son veau

  • Joies :

Un troupeau de vaches retrouve leur pâturage après avoir été condamnées à l’abattoir

Première expérience d’un pré par des poules sortant d’un élevage en batterie

  • Compassion :

Un ours sauve un corbeau de la noyade

Un chat sauve l’enfant autiste de la famille d’une attaque de chien

Un troupeau de buffles s’enfuit sous l’assaut d’une meute de lions, abandonnant un jeune en proie mais revenant rapidement à la rescousse

Un autre buffle venant à l’aide d’un congénère sous l’emprise d’un lion

Une éléphante et une chienne se lient d’amitié dans une réserve. Suite à une blessure de la chienne l’éléphante se lamentait inexorablement jusqu’à ce qu’on les laisse se voir quotidiennement

Un écureuil protège un congénère défunt au bord d’une route des corbeaux charognards

  • Exploits :

Un cochon s’échappe d’un camion l’emmenant à l’abattoir

Vache ayant appris à s’évader

Évasion d’un chien d’une cage

  • Comportements culturels :

Une chimpanzé initie la mode de la paille dans l’oreille : http://www.futura-sciences.com/magazines/nature/infos/actu/d/singe-herbe-oreille-naissance-coutume-chez-chimpanze-54392/


Nous avons essayé de recenser des comportements spontanés et non induits par une expérience ou un dressage. Cela fausse totalement la manière dont on peut percevoir l’autre qui est comme dépossédé de sa propre action ou réaction.
Oui on pourrait utiliser le terme usuel « naturel » mais celui-ci a plus de défauts d’interprétation et d’idéologie sous-jacente que d’usages pertinents. Pour autant ce n’est pas parce qu’un individu est dans un environnement artificiel dans le sens d’humanisé, qu’il ne peut avoir des comportements spontanés.

Alors nous accueillons chaudement tout contenu allant dans ce sens pour étoffer cet article et aussi en prévision de notre projet de wiki sur la condition animale !

Retours sur la Veggie Pride

La marche

Nous étions quatre cablé.e.s à nous rendre à la Veggie. Nous n’avons pas regretté le déplacement ; malgré le temps pluvieux, défiler aux cotés de personnes ayant fait le choix du végéta*isme avait quelque chose de stimulant ! Un même choix, de multiples façons de l’exprimer, en témoignent les différentes pancartes et accoutrements des marcheu.se.eur.s : Photos choisies (ces photos ont été publiées par diverses personnes sur la page de l’événement facebook).

Il est à noter qu’une interrogation a été soulevée par bien des participant.e.s :
– est-il préférable d’opter pour un événement clairement festif : déguisements, communication sur les apports et avantages du végéta*isme, musique… c’est à dire s’assumer joyeusement et donner une image positive du végéta*isme, ou alors,
– faut-il en profiter pour dénoncer l’exploitation animale : souffrance dans les élevages, problèmes environnementaux, de santé… c’est à dire manifester pour sensibiliser… ?
Difficile de trancher. Les deux tendances étaient présente pendant la manifestation, la deuxième étant tout de même plus représentée.

banderole veggie

Les conférences (…)

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la Veggie Pride

Ce weekend à Paris aura lieu la 13e édition de la Veggie Pride.

veggie_prideLe fond
L’idée a germé en 2001 au sein d’un collectif parisien.
Il était question d’affirmer la fierté d’être végéta*ien.ne pour une raison éthique : celle de refuser que des animaux soient tués pour notre consommation. Il est possible en effet d’être végéta*ien.ne pour différentes raisons (santé, écologie, meilleur partage des richesses entre le Nord et le Sud…), la raison éthique étant quant à elle trop souvent jugée illégitime, car :

– ridicule ; « Quelle attitude nouvelle et bizarre ! »
– résultat d’une sensiblerie ; « S’occuper des bêtes ? Illes n’en valent pas la peine… Illes ne sont même pas de notre espèce. »
– intrusive ; « C’est mon choix de manger de la viande. Tes idées me dérangent, je n’ai pas envie d’entendre parler et de prendre en compte les intérêts des (autres) animaux. »

Ces critiques s’ajoutent à celles, plus générales, qui sont adressées au végétarisme : « C’est mauvais pour la santé », « Ça veut dire que tu n’aimes pas les humain.e.s », « Il n’y a pas de plaisir gustatif sans viande », « Une carotte souffre de la même façon qu’une vache », -> etcetc. Ces réactions ont façonné le concept de végéphobie.

Il s’agit donc de visibiliser la cause du végétarisme éthique, pour que les végéta*ien.ne.s aient le droit de vivre selon leurs convictions : possibilité de manger végéta*ien dans les lieux collectifs, révision de la position gouvernementale nutritionnelle française qui prétend que les produits animaux sont nécessaires à une bonne santé, meilleure formation des professionnels de la santé…
Demander des droits pour les végéta*ien.ne.s n’est pas une fin en soi, cela ira de pair avec l’ouverture de débats plus généraux sur les traitements que l’on réserve aux animaux. Ces idées et d’autres, sont explicitées dans le manifeste de la Veggie Pride.

La forme
Il s’agit d’une marche pacifique et légale, où chaque individu vient s’exprimer à titre personnel. En 2001, à Paris, 200 personnes y ont participé, en 2013 à Genève 800 personnes étaient présentes.
Cette année, le rendez-vous est fixé à 14H (infos sur le lieu). Il y aura des happenings au cours de la marche et la « thématique » est cette année la couleur verte (sans obligation de s’y conformer^^). Ensuite, il y aura une soirée concerts avec restauration vegan et stand d’associations. Le lendemain se tiendront cinq conférences.

Yves Bonnardel, l’un des conférenciers, a donné une interview au sujet de la Veggie Pride dans l’émission de radio Vivre avec les bêtes. Cette émission présentée par Elisabeth de Fontenay et Allain Bougrain-Dubourg est centrée sur les animaux, à des niveaux informatif, éthologique, philosophique, sociologique et littéraire.

Des membres du CABle iront y faire un tour, à suivre peut-être un post avec nos avis et impressions.  1606884_603481349727798_351667711_n

Interview : La révolution végétarienne – Thomas Lepeltier

Une interview parue ici le 19 février 2014.

animauxThomas Lepeltier est historien et philosophe des sciences. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Darwin hérétique (Seuil, 2007) et Univers parallèles (Seuil, 2010). Il vient de faire paraitre aux éditions Sciences Humaines La Révolution végétarienne, son premier ouvrage sur l’éthique animale et a accepté avec enthousiasme de répondre à mes questions. 

 

En décembre 2012, vous avez publié « Faut-il encore manger de la viande ? » dans Sciences Humaines. Était-ce votre premier texte sur la question ? Comment avez-vous commencé à vous intéresser aux questions d’éthique animale ? Étiez-vous déjà végétarien au moment d’écrire cet article ?

J’ai commencé à m’intéresser véritablement à la question animale à partir de ma lecture du livre de Charles Patterson, Un Éternel Treblinka (trad. franç. 2008). J’en ai écrit un compte rendu positif pour Sciences Humaines, publié en mars 2008. Ce petit texte est donc le premier que j’ai écrit sur la question. Après la lecture de ce livre, j’ai diminué drastiquement ma consommation de produits d’origine animale (viande, lait, œufs). Mais je ne suis pas tout de suite devenu végétalien. Autant j’estimais que les arguments en faveur du végétalisme étaient très forts et qu’une diminution importante de la consommation de produit d’origine animale ne pouvait être qu’une bonne chose d’un point de vue éthique, autant je voulais être sûr qu’il n’existait pas de contre-arguments au bien-fondé du végétalisme avant de devenir véritablement végétalien. Je me suis donc mis à lire la « littérature » sur le sujet.
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Lettre d’information de février 2014

Et si vous nous rejoigniez ?

Action à Besançon : Place du 8 septembre : le jeudi 13 février de 17h à 19h.
Table de presse et tractage sur la thématique de l’abolition de la viande.

Pétitions

Massacre de dauphins au Japon dans la baie de Taiji + pétition

Obtenir la Fermeture du Centre d’Expérimentation Animale de l’Hôpital de la Timone à Marseille

Exprimez-vous avec l’ASPAS :
– contre le projet d’arrêté relatif à la chasse aux oies
– sur l’arrêté encadrant la pratique de la vénerie

Infos

Des nouvelles de l’élevage des 1 000 vaches : Un pas en avant : démolition partielle des bâtiments ; mais continuons à signer la pétition

Le foie gras dans certains supermarchés danois, c’est fini !

– Après la fin de l’expérimentation animale pour les produits cosmétique, l’inde interdit les tests sur animaux pour les produits ménagers

Une nouvelle cantine végétarienne a ouvert ses portes à Besançon : Basilic Instant vous attend tous les midis avec un buffet à volonté !

Un article pertinent de l’association ALARM au sujet de la vidéo qui a récemment défrayé la chronique, celle montrant un acte de maltraitance envers un chaton. Un autre sur le site de L214.

Divers

Un film documentaire canadien : La face cachée de la viande

L’interview de Gary Yourofsky pour répondre aux questions des omnivores

Un film d’animation impressionnant en soi et parce que réalisé par une jeune de 13 ans…

Petit guide argumentaire à l’usage des carnistes
Autre FAQ sur le mode de vie végétarien

Deux ouvrages pour enfants spécifiquement sur le veganisme sont parus chez l’Âge d’homme : “Ne nous mangez pas ! : Vivre en respectant les animaux” et “Vegan is love”

Blog d’un boucher qui fait l’expérience, pendant un mois, du végétalisme !